
Formation Kinésiologie
La formation en kinésiologie de l’école Ekivie permet à tous d’acquérir, en 18 mois, des techniques pour…
L’art-thérapeute accompagne par la création, en cabinet comme en institution. Cette page donne les tarifs pratiqués, le revenu que le métier permet d’atteindre, les terrains qui recrutent et les démarches d’installation, puis compare les écoles qui y forment.
Accès rapide
L'art-thérapeute accompagne une personne ou un groupe en s'appuyant sur la création artistique comme support d'expression. Il conçoit des ateliers de médiation artistique adaptés à son public (arts plastiques, écriture, modelage, collage) puis installe un cadre sécurisant dans lequel chacun avance à son rythme. Il observe ce qui émerge de la production, accueille la parole, reformule et suit l'évolution de la personne séance après séance. Il intervient auprès d'enfants, d'adolescents, d'adultes et de séniors, sur des situations d'anxiété, de manque de confiance, de traumatisme ou d'adaptation à une nouvelle étape de vie.
L'art-thérapeute maîtrise les techniques d'art-thérapie à médiation arts plastiques et écriture, et sait choisir le médium qui correspond au besoin du moment. Il conçoit des ateliers de médiation cohérents avec l'objectif de son public, anime et régule un groupe dans un espace sécurisé, et conduit un entretien individuel avec écoute active, reformulation et questionnement. Il dispose également de repères en psychopathologie et en analyse du dessin, connaît le cadre déontologique de la relation d'aide et sait évaluer puis documenter la progression de chaque accompagnement.
Une séance dure une heure en individuel, une heure trente en atelier de groupe. Elle suit la même architecture quel que soit le médium retenu : un temps d’accueil, une proposition, un temps de création, un temps de parole, une clôture.
5 à 10 minutes
L’art-thérapeute reprend le fil de la séance précédente et demande où en est la personne aujourd’hui. Ce temps oriente le choix du médium et l’intensité de la proposition.
5 minutes
Une consigne ouverte est posée : une matière, un format, parfois un thème. La consigne cadre le travail tout en laissant la production appartenir entièrement à la personne.
30 à 40 minutes
La personne travaille. Le praticien observe, reste disponible et intervient le moins possible. Le silence fait partie du dispositif autant que la matière.
10 à 15 minutes
La personne regarde ce qu’elle a produit et en dit ce qu’elle souhaite. L’art-thérapeute accueille, reformule, questionne, et laisse l’interprétation à celle ou celui qui a créé.
5 minutes
On range, on décide du sort de la production, conservée dans le carnet d’art-thérapie, emportée ou détruite, et on fixe le rendez-vous suivant.
Entre deux séances
Le praticien consigne ce qui a émergé et suit l’évolution d’une séance à l’autre. Ce carnet de suivi sert aussi à rendre compte à une institution qui finance des ateliers.
Le métier se déploie sur deux terrains qui fonctionnent différemment. Le cabinet libéral se construit personne par personne, au rythme du bouche-à-oreille. L’institution passe par un poste salarié ou par des cycles d’ateliers facturés au forfait, et c’est elle qui porte l’essentiel des offres d’emploi.
Cabinet libéral
Hôpital, service de psychiatrie
Oncologie, pédiatrie, gériatrie
EHPAD et maison de retraite
Médico-social (ESAT, IME, ITEP)
Clinique, soins de suite et réadaptation
École et enseignement spécialisé
Association, centre social, établissement pénitentiaire
Un art-thérapeute installé depuis deux à trois ans dégage entre 1 800 et 2 500 € nets par mois en libéral. La première année se situe plutôt entre 750 et 1 300 €, le temps que le cabinet se remplisse et que les premières conventions d’ateliers se signent. En poste salarié, la convention collective de l’hospitalisation privée fixe le démarrage à 1 945 € brut, soit environ 1 520 € nets.
Séance individuelle en cabinet
Taux horaire moyen en libéral
Atelier de groupe
Poste salarié en établissement
Première année
Cabinet installé, après 2 à 3 ans
Activité soutenue
Poste salarié en institution
L’art-thérapie fait partie des professions non réglementées : l’installation relève du droit commun de l’activité libérale. Sept décisions à prendre, dans cet ordre.
Le détail de chaque étape, du choix du statut aux premiers consultants, se trouve dans notre guide pour ouvrir son cabinet.
L’art-thérapie se pratique presque toujours en deuxième carrière. C’est une caractéristique du métier plus qu’un accident de parcours : la première vie professionnelle nourrit la pratique, et les publics accueillis le perçoivent.
Quand la bascule se prépare après quarante ans, le calendrier et le financement se posent autrement : notre article sur la reconversion après 40 ans reprend ces questions une à une.
Devenir art-thérapeute demande un cursus complet : la médiation artistique s’apprend, mais la posture d’accompagnement encore davantage. Voici comment se structure celui d’Artévie, l’école d’art-thérapie du réseau Harmonika. Le détail des modules, des dates et des tarifs se trouve sur sa page de formation en art-thérapie.
| Stage découverte de 2 jours | Deux jours d’approche théorique et d’expérimentation artistique, pour vérifier que le métier correspond au projet professionnel avant de s’engager dans le cursus complet. |
|---|---|
| Cinq niveaux progressifs | Les fondements de la discipline et le cadre thérapeutique, puis les compétences relationnelles et éthiques, les techniques en arts plastiques, les approches d’écriture, et enfin l’adaptation de la pratique à chaque public. |
| Mise en situation et certification | Un stage d’immersion en structure, une mise en situation professionnelle, un carnet d’art-thérapie tenu tout au long du parcours, et un jury pratique de certification. |
Le cursus représente 728 h réparties sur 12 mois, à raison d’un cours de 3 jours par mois, de 9 h à 18 h. Cette organisation permet de suivre la formation en conservant son activité professionnelle, ce que fait la majorité des stagiaires.
Le cursus complet revient à 6 500 €, échelonnables. Plusieurs dispositifs de financement s’ouvrent selon la situation de chacun, et le parcours aboutit à une double certification Artévie et Fédération Française des Métiers du Bien-Être, dans une école certifiée Qualiopi. Le détail des tarifs, des financements et des reconnaissances se trouve sur le site d’Artévie.
12 mois
Durée du cursus d'art-thérapie
728 h
Volume total du cursus
6 500 €
Prix total du cursus complet
10 élèves
Effectif moyen par promotion
Cette formation est dispensée par l’école Artévie, membre du réseau Harmonika.
Notre école en première ligne, puis les autres écoles par ordre alphabétique. Durées, formats, villes et tarifs relevés sur le site de chaque école le 21 septembre 2026.
Artévie· Notre école
artevie-formation.com
AFRATAPEM
art-therapie-tours.net
CERFPA
cerfpa.com
INECAT
inecat.org
Institut Cassiopée
cassiopee-formation.com
PROFAC
artherapie.com
Relevé du 21 septembre 2026 sur les sites des écoles. Ces informations évoluent : en cas d’écart avec la page d’une école, c’est elle qui fait foi.
Les praticiens composent rarement leur métier d’une seule technique. Voici celles qui prolongent le plus naturellement l’art-thérapie.
Stages découverte et portes ouvertes de l’école Artévie, ville par ville.
94 sessions à venir
03 novembre 2026 (18h30-20h00)
Portes ouvertes
Portes ouvertes
École Artévie
En visio
Gratuit
Je m’inscris07 & 08 novembre 2026
Stage Découverte
Les Premiers Pas Art thérapie
École Artévie
Caen
500 €
S’inscrire07 & 08 novembre 2026
Stage Découverte
Les Premiers Pas Art thérapie
École Artévie
Clermont-Ferrand
500 €
S’inscrire07 & 08 novembre 2026
Stage Découverte
Les Premiers Pas Art thérapie
École Artévie
Marseille
500 €
S’inscrire07 & 08 novembre 2026
Stage Découverte
Les Premiers Pas Art thérapie
École Artévie
Nantes
500 €
S’inscrire07 & 08 novembre 2026
Stage Découverte
Les Premiers Pas Art thérapie
École Artévie
Rennes
500 €
S’inscrireTous les formateurs d'Artévie sont des art-thérapeutes professionnels qui reçoivent en cabinet toute l'année, avec au moins 5 ans d'expérience. Chacun a suivi en interne un programme d'un an dédié au métier de formateur. Cette double compétence nourrit un enseignement ancré dans la réalité du terrain.

Chaque journée associe un apport théorique, un atelier de découverte concrète d'une technique et une mise en pratique guidée. Les stagiaires travaillent ainsi leur posture professionnelle en même temps que leur créativité et leur capacité d'accompagnement, dans des groupes de 10 élèves en moyenne.

Artévie fait partie du réseau Harmonika, qui réunit 9 écoles des métiers du bien-être et de l'accompagnement. Les anciens élèves restent en lien avec les formateurs et les promotions en cours, et croisent les expertises : kinésiologues, sophrologues, réflexologues, magnétiseurs, doulas. Cette diversité ouvre des passerelles concrètes entre les métiers.

Chez Artévie, la formation va au-delà de la maîtrise des médiums artistiques : elle prépare l'entrée dans la vie professionnelle. Le parcours accompagne concrètement :
Les chiffres publiés par l'école situent la réussite à l'examen de certification à 85 % et l'insertion dans le métier visé à 75 % six mois après la certification. Environ 85 % des art-thérapeutes formés exercent en libéral, à leur compte, et 15 % intègrent une structure : hôpital, clinique, EHPAD, établissement éducatif ou social. Un stage d'immersion inclus dans le cursus permet de découvrir ces environnements avant l'installation.
Le métier se déploie sur deux terrains qui fonctionnent différemment. Le cabinet libéral se construit personne par personne, au rythme du bouche-à-oreille. L’institution passe par un poste salarié ou par des cycles d’ateliers facturés au forfait, et c’est elle qui porte l’essentiel des offres d’emploi.
Un cabinet installé depuis deux à trois ans dégage entre 1 800 et 2 500 € nets par mois. La première année se situe plutôt entre 750 et 1 300 €, le temps que la patientèle se constitue et que les premières conventions d’ateliers se signent. En poste salarié, la convention collective de l’hospitalisation privée fixe le démarrage à 1 945 € brut, soit environ 1 520 € nets. Le détail du calcul et les hypothèses retenues figurent plus haut sur cette page.
Oui. L’art-thérapeute intervient à l’hôpital comme salarié recruté sur un poste dédié, ou comme prestataire dans le cadre d’une convention d’ateliers, souvent portée par une association présente dans le service. Une certification délivrée par une école reconnue de la profession et une assurance responsabilité civile professionnelle sont systématiquement demandées.
Les titres de psychologue et de psychothérapeute sont protégés par la loi et exigent un parcours universitaire défini. L’art-thérapeute exerce un métier d’accompagnement : il travaille à partir de ce que la création fait émerger, dans un cadre qu’il installe et tient. Le diagnostic et la prescription relèvent du médecin. Beaucoup d’art-thérapeutes travaillent d’ailleurs en lien avec une équipe soignante.
L’art-thérapie fait partie des professions non réglementées en France : aucun diplôme d’État ne conditionne l’exercice. En pratique, les institutions et les consultants demandent une certification délivrée par une école reconnue de la profession, et c’est elle qui ouvre les conventions d’ateliers comme les postes salariés.
La micro-entreprise couvre les besoins d’un démarrage : formalités réduites et cotisations calculées sur les seules recettes encaissées, à hauteur d’environ 22 %. Le plafond applicable aux revenus 2026 s’élève à 83 600 € de chiffre d’affaires pour une activité libérale. Au-delà, l’entreprise individuelle au régime réel prend le relais. Le numéro SIRET obtenu à l’immatriculation est indispensable pour facturer une institution.
L’Assurance maladie laisse ces séances à la charge du consultant. Un nombre croissant de mutuelles ouvrent en revanche un forfait médecines douces, dont le montant et le nombre de séances varient d’un contrat à l’autre. L’annoncer dès le premier rendez-vous fait partie d’une relation claire.
La curiosité, l’envie d’accompagner et l’engagement dans le cursus comptent davantage que le niveau artistique de départ : les techniques s’apprennent pendant la formation. Les écoles accueillent aussi bien des personnes en reconversion attirées par l’expression et la relation d’aide que des professionnels du soin qui élargissent leur pratique.

À propos de l’auteure
Valérie Fabre
Kinésiologue, fondatrice d’Ekivie et directrice générale du réseau Harmonika
Valérie Fabre dirige le réseau Harmonika, neuf écoles et seize disciplines. Elle a d’abord passé treize ans dans le commerce international, avant de devenir kinésiologue et d’exercer une dizaine d’années en cabinet ; elle se spécialise en Kinésiologie Éducative en 2008, fonde Ekivie en 2015, et signe le Grand Manuel de Kinésiologie chez InterÉditions. Si elle écrit ici sur des métiers qu’elle ne pratique pas tous, c’est qu’elle en dirige les cursus, en recrute les formateurs et en suit les promotions. Sa position sur la pédagogie n’a pas varié : un métier d’accompagnement s’apprend en présence d’un formateur, qui voit le geste et le corrige.
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